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A 18 ans, j’étais monitrice dans un centre de vacances et j’avais la responsabilité d’une quinzaine de jeunes filles âgées de 11 à 14 ans. Un soir, vers 23H un parent affolé nous appelle pour nous donner une information que personne n’avait encore reçu! Un tsunami se dirigeait droit sur nous et il fallait évacuer le centre au plus vite. On n’avait jamais vécu ça! La directrice nous annonce la nouvelle en panique, on court chercher les enfants dans la nuit en essayant de ne paniquer personne pour évacuer au plus vite! Tout aurait pu se passer sans anicroche SAUF QUE:

  • La directrice ne sait pas où aller. Evacuer vers où?
  • Il n’y a pas assez de place dans le mini-bus pour faire monter tous les enfants.
  • Résultat je laisse ma place dans le mini-bus pour rester avec 4 pré-ados sur place (pendant que l’autre moniteur part dans le mini-bus sans se retourner!)
  • Et on attend…

Sur le moment j’étais assez mâture (ou folle) pour prendre la décision de rester en arrière avec les enfants mais pas assez pour m’opposer à la directrice qui refusait de surcharger le mini-bus de peur d’être contrôlée sur la route!  Vous devez sans doute trouver cela stupide mais c’est le propre de la panique: les gens font des choses stupides! Heureusement 15 minutes plus tard le bus était revenu car il s’agissait d’une fausse alerte et le parent, bien informé puisque bien placé, avait simplement pris les devants (un peu trop en devant) par peur pour son enfant.

De cette expérience j’ai retenu que pour bien gérer une situation de crise il faut se préparer “avant” la crise. Ce n’est pas quand sonne l’alerte qu’il faut se demander quoi faire, quoi emporter et où aller!

Aujourd’hui, la Nouvelle-Calédonie est passée en alerte Tsunami 2 suite à un séisme de magnitude 7.5. Parce que j’étais  préparée nous avons pu quitter le domicile en 10 minutes et atteindre un endroit sécurisé en 8 minutes. Tous les experts vous le diront, en cas de catastrophe le facteur TEMPS est essentiel! Si je suis si bien entrainée c’est que je me suis prise de passion il y a quelques années déjà pour une nouvelle discipline: le survivalisme.

C’est quoi le survivalisme?

Dans la tête de nombreuses personnes, le survivaliste c’est un mec qui se prend pour Rambo et passe son temps à parler de fusil ou de cabane dans les bois. La survivaliste c’est une femme qui déteste les hommes, la société et refuse de se raser les dessous de bras… j’exagère un peu…mais à peine. En commun, le survivaliste et la survivaliste sont bien sûr des gens qui passent leur temps à parler des catastrophes à venir ou des complots gouvernementaux. Bien sûr je ne me reconnais absolument pas dans ces clichés!

Non! Être survivaliste ce n’est pas jouer à Rambo le we entre pote! Être survivaliste c’est avant tout considérer que ma sécurité (dans tous les domaines) et celle de ma famille ne doit pas être laissée entre les mains des institutions (d’un système sur lequel finalement je n’ai aucun contrôle). C’est réaliser que je suis parfois plus apte que le gouvernement (influencé par les lobbies en tout genre) à déterminer ce qui est bon pour ma famille. C’est avoir la certitude que le système n’est pas infaillible et faire de la sécurité de sa famille une priorité. 

Les survivalistes sont des gens comme les autres, on y trouve des médecins, des ingénieurs, des informaticiens, des profs, beaucoup de mamans…qui ne parlent à personne de leur choix de peur d’être jugés ou traités de fous! Quelque part, les survivalistes sont juste des personnes qui ont perdu confiance dans le système  qui avait pourtant été crée pour les protéger!

Oui, j’ai perdu confiance!

Si je partage avec vous cette information sur ce blog, c’est parce que la création de mon jardin autonome est évidemment lié à cette préparation survivaliste/autonomiste. Car oui je l’avoue, j’ai perdu confiance.

  • Je ne crois plus que les supermarchés sélectionnent comme ils s’en vantent si souvent, de bons produits pour ma santé, mais, les moins chers pour leurs profits.
  • Je ne crois plus que l’on puisse manger de la viande non contaminée entre les aliments OGM du bétail, les pesticides et engrais dans leur pâturage, les vaccins et antibio qu’ils reçoivent depuis la naissance…
  • Je suis souvent dégoûtée dans les grandes surface à la vue de ces nombreux emballages et suremballages colorés qui passeront directement du produit à la décharge.
  • Je n’ai plus la conscience tranquille quand j’achète mon alimentation même si sur des packaging bien pensés sont apposés des labels bio ou équitables. Même de ceux-là je doute!
  • Je ne supporte pas l’idée d’empoisonner mon enfant à petit feu en le nourrissant de produits nocifs pour la santé.
  • Finalement le système me dégoute aujourd’hui autant que ses produits.

Un jardin pour se protéger…

Vous l’avez compris, la création de mon jardin comestible est pour moi une étape de ma préparation survivaliste. Je précise bien “une étape” car j’estime qu’il est de mon devoir d’assurer:

la sécurité alimentaire de ma famille c’est-à-dire ne pas manquer de nourriture quel que soit les revenus de ma famille.

-la sécurité alimentaire de ma famille c’est-à-dire pouvoir donner une alimentation saine à ma famille.

-la sécurité physique de ma famille en cas de catastrophes (naturelles ou non naturelles)

-sécuriser l’avenir de mes enfants, leur transmettre la curiosité et l’envie d’apprendre, les aider à développer des compétences pour obtenir un travail et pouvoir subvenir à leurs besoins.

-Aider mes enfants à devenir de bons citoyens, des personnes qui aideront leur prochain et impacteront le monde de manière positive.

-etc…

Le jardin est donc une étape parmi d’autres…mais une étape incontournable! C’est l’étape NUMERO 1Se réapproprier les moyens de sa subsistance est essentiel à mes yeux!

L’indépendance alimentaire

Grâce à mon jardin comestible, j’ai la certitude de pouvoir nourrir ma famille avec mes fruits et légumes ou en les troquant. Je ne me repose plus sur la grande surface qui repose elle-même sur l’approvisionnement du producteur qui repose lui-même sur l’importation de céréales OGM qui repose eux-même sur le transport de ces mêmes céréales en provenance de pays pauvres ou peu contrôlés, qui reposent eux-même sur …

En coupant les intermédiaires, je me libère d’une empreinte carbone trop coûteuse à mon goût et surtout je m’assure de ne jamais “manquer”. Le concept de manque peut paraitre ridicule à notre époque en France mais c’est tout simplement parce que ma génération et celle de mes parents n’ont jamais connu la guerre. Mes grands-parents eux l’ont connus. Ils continuent de stocker de la nourriture par avance “au cas où”…parce qu’ils ont connu ces périodes de creux, parce qu’ils savent que la pyramide alimentaire peut s’écrouler du jour au lendemain.

Un jardin pour manger sainement

Quand je mange des légumes du jardin je suis sûre à 3000% qu’ils sont bons, sains, non contaminés par des pesticides, qu’ils sont issus d’un travail respectueux de la terre et équitable (le mien).

Quand je mange l’un de mes poulets, je suis certaine de manger de la “bonne viande”. Issue d’un animal qui a vécu une belle vie, a couru dans les prés, picoré, gratté, interagit avec ses congénères. Un animal qui a reçu une bonne alimentation, n’a jamais été traité autrement qu’avec des remèdes naturels. Un animal bien nourri avec des restes de mon jardin. Un animal qui n’a pas souffert lors de l’abattage.

Un point de vue objectif ou subjectif?

Bien sûr le fait d’avoir grandit sur une île qui importe 90% de son alimentation a sûrement conforté cette manière de penser. Pas de bateau= pas de nourriture! Nous ne fabriquons pas de farine et pas d’huile qui sont les produits alimentaires de base! Nous ne produisons même pas assez de céréales pour nourrir notre bétail!

Mais quand je regarde vers la France, je trouve la situation finalement assez comparable! Les savoirs artisanaux sont toujours là mais peu pratiqués, en voie de disparition même. La grande majorité des produits alimentaires transformés sont issus de la production agricoles de pays pauvres ou en voie de développement ayant des règlementations différentes des nôtres en matière de santé…Question vestimentaires ou produits utilitaires, les articles chinois, pakistanais, balinais et indiens ont remplacé le ‘”made in France” depuis longtemps. En cas de crise, je ne suis pas sûre que la France, compte tenu de la population à nourrir, s’en sorte mieux que ses territoires d’outre-mer.

Qu’en pensez-vous?

Alors oui, en cas de crise majeur, mon jardin ne sera pas la solution à tous mes problèmes mais il m’offre une sérénité, une confiance, une conscience tranquilleET vous, QU’EN PENSEZ-VOUS? J’ai partagé avec vous une passion peu commune, je me suis livrée et votre avis m’intéresse vraiment! Pourquoi avez-vous décidé de vous lancer dans le jardinage? Cultivez-vous votre jardin pour acquérir une indépendance alimentaire ou pour garantir votre santé? Pensez-vous que c’est une étape essentielle vers les bouleversements mondiaux à venir?

Merci de partager cet article les amis!


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8 pensées sur “Le Tsunami qui a changé ma vie…”

  1. Tout à fait d’accord avec cet article. De mon côté, avec mes fruits, mes œufs et mon miel, je peux faire du troc pour des légumes car pas assez avec ma petite récolte. C’est un début !!! J’ai deux cuves à eau car j’ai connu le manque d’eau sur une petite île et failli connaître le manque de nourriture car pas de bateau.

    1. Bon début de préparation Mickaela!! C’est vrai que quand on a connu ça on n’écoute plus les gens qui nous prennent pour des fous (les ignorants) on ne pense qu’à sa sécurité!

  2. Superbe article, je suis une maman également et je te rejoins a 100 % dans ta vision du survivalisme. J’ai connu ce terme car je me renseignai sur l’autonomie alimentaire grâce au potager, verger et poules. J’aimerai tant reussir a faire pousser tous mes légumes mais je dois m’y prendre mal car les récoltes sont ….. En attendant j’achète Bio mais ça ne me convient pas, je n’ai pas totalement confiance dans ces produits, c’est pour ça que je veux me réapproprier cet aspect dans ma vie produire ma propre nourriture.
    Qui sait ce que demain sera fait ?

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