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Entre 2010 et 2016, j’ai dépensé plus de 400€ en semences bio de qualité…qui n’ont jamais poussé.  Comme je l’ai expliqué dans l’article “le potager maudit”, j’ai fait des erreurs avec mon premier jardin comestible. Ces erreurs m’ont coûté de l’argent mais surtout du temps: 6 ans pour réaliser mon rêve.  Mon objectif avec ce blog est de  vous éviter de perdre votre temps et votre argent en vous permettant de récolter rapidement vos premiers légumes.

Voici donc une liste de 3 choses à vérifier AVANT que nous créions ensemble votre jardin à manger.

1) L’emplacement.

Où faire votre jardin potager? Du temps où je n’y connaissais rien, je vous aurais dit “fais-le là où tu as de la bonne terre”. Mais finalement j’avais déjà des idées fausses sur ce qu’est une bonne terre! Ce qui compte à ce stade ce n’est pas le sol de votre jardin. Mon potager actuel est situé sur une ancienne zone de gravats. Si l’on creuse 20cm, on peut trouver des blocs de bétons ou du vieux carrelage. Attention rien de toxique non plus! Ce qui compte à ce stade, ce n’est pas le sol de votre jardin mais sa localisation. Votre potager DOIT se trouver à proximité de la maison, le plus proche possible même!

  • Pour être à proximité d’une arrivée d’eau. En effet, même si mon potager est aujourd’hui autonome en eau, j’en ai eu besoin pour l’installation, pour les semis et pour le repiquage.
  • Parce qu’il faut surveiller les semis après leur plantation.
  • Parce qu’en bio on ne traite pas le jardin et il faut pouvoir surveiller l’arrivée des ravageurs et réagir immédiatement.
  • Parce que les fruits comme la tomate mûrissent vite donc il vaux mieux passer à proximité pour la voir avant que les oiseaux viennent la dévorer.
  • Parce qu’un jardin ça se visite tous les jours. C’est un organisme vivant qu’il faut surveiller au risque de le voir rapidement devenir “envahissant”.
  • Parce qu’un jardin potager c’est agréable à visiter et vous ne voudrez pas perdre une miette de l’installation des papillons, libellules et grenouilles.

Pour être sûr d’aller le visiter qu’il fasse trop chaud ou trop froid, qu’il vente ou qu’il grêle, il faut placer votre jardin le plus proche possible de votre maison! A l’entrée ou dans un lieu de passage obligé.

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2) L’exposition

Les semis comme les légumes ont besoin de soleil mais sans pour autant risquer de brûler en plein été c’est la raison pour laquelle les professionnels utilisent souvent des serres.  Pour ce premier jardin, nous allons faire très simple! Bien sûr il y aura des choses à améliorer par la suite mais je ne vais pas vous encourager à faire des dépenses avant d’être sûr que vous avez la passion du potager.

Sachez tout de même que:

Oui, le lieu choisi peut être arboré et il ne faut surtout pas couper  d’arbres pour créer une sorte de prairie à planter . Couper des arbres pour installer un potager n’a aucun sens! Au contraire, ce que l’on recherche au jardin c’est la complémentarité qui rendra vos cultures autonomes.

Un arbre c’est beaucoup de racines et une concurrence directe avec votre potager. Mais, avec la bonne technique de culture, non seulement il ne dérangera pas votre potager mais il contribuera à son succès en faisant office de parasol naturel ce qui vous permettra  d’économiser l’eau au jardin.

La seule condition à respecter si votre terrain est arboré c’est qu’il doit y avoir assez de lumière pour toutes les plantes et en quantité suffisante. Quand je parle de lumière, elle peut être directe ou indirecte ou tachetée comme dans les forêts. Quand je parle de quantité je fais référence à la durée d’ensoleillement.

Nous pouvons classer l’exposition du potager de 1 à 4.

  1. Légèrement ombragé:  2h de soleil/jour
  2. Partiellement ombragé: 2h à 5h de soleil/jour ce qui signifie que ce jardin est éclairé soit le matin, soit le midi, soit l’après-midi.
  3. Mi soleil/mi-ombre: plus de 6h par jour. Jardin éclairé la moitié de la journée.
  4. Plein soleil: Le jardin reçoit le soleil du matin au soir.

Astuce: Si vous hésitez entre 2 localisations pour votre potager:

  • Observez les lieux en toute simplicité. Y a-t-il des plantes à la surface?Observez leur diversité, leur comportement vis à vis de la lumière et de l’eau.
  • Prenez des photos à différentes heures de la journée pour mieux vous rendre compte de la course du soleil.

3) La Nature du Sol

Enfin nous allons parler de ce sol qui questionne tant le jardinier amateur! Si je n’ai pas commencé par en parler c’est pour ne pas rendre votre installation dépendante de votre sol. Si vous avez un “bon” sol c’est un plus. Vous aurez à votre disposition plus de possibilités dans le choix de votre méthode de culture. Mais si vous avez un ”mauvais” sol qu’importe! Grâce à ma méthode, vous récolterez quand même de très beaux légumes. Je vais vous demander de noter les caractéristiques de votre sol mais encore une fois, il n’y aura pas de mauvaises réponses. Avant de prétendre modifier ou améliorer son sol il faut apprendre à connaître son sol.

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Voici ce qu’il est intéressant d’observer:

  • Prenez une petite pelle pour enfant ou une barre à mine si votre sol est très rocailleux et creusez à froid sur 10 à 30 cm. Le sol est-il tendre ou dur? Est-il rocailleux?
  • Quand vous creusez, le sol est-il sec ou humide?
  • Prenez une bouteille d’eau et déversez là sur le sol. Observez. L’eau pénètre t-elle rapidement dans le sol ou stagne t-elle à la surface?
  • Recueillez de la terre et observez-là. Le sol est-il Sableux? Argileux? Si vous avez des doutes, formez une boule dans vos mains avec la terre humide. Relâchez et voyez si la terre reste en boule ou glisse entre vos doigts. Le sol sableux coule entre vos doigts car il ne retient pas l’eau. Le sol argileux reste en boule et colle à vos doigts.
  • Quelle est la couleur de la terre? Sombre, rouge, bleuté ou verdâtre?

Cette phase d’observation est primordiale mais pas suffisante. L’article “Comment économiser 500€ en analyse de sol” vous permet d’aller plus loin et  de déterminer la nature exacte de votre sol grâce à une méthode simple et gratuite.

Merci à TOUS les participants du défi 30 jours (et ceux qui veulent l’intégrer) de répondre en commentaire aux 6 questions suivantes pour que je puisse vous aider au mieux à créer un potager bio abondant!

  1. Dans quel pays/région vivez-vous?
  2. Pouvez-vous décrire l’emplacement de votre futur Jardin à Manger du point de vue de l’emplacement et de l’exposition?
  3. A quelle distance se situe votre source d’eau?
  4. Ce lieu est-il déjà végétalisé ou arboré?
  5. Que vous a appris la phase d’observation empirique sur votre sol?
  6. Quel est votre type de sol. Article Comment économiser 500€ en analyse de sol?
  7. Êtes-vous prêt à passer à la suite?

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14 pensées sur “3 choses à vérifier avant de créer son Jardin Comestible”

  1. Je suis du Québec mon jardin es déjà installer dans un coin mi ombre mi soleil ma source d’eau es a environ 20 pi de mon potager j’ai un jardin semi glaiseux et semi sablonneux (emplacement d’une ancienne piscine mais le dessous du sable de cette pisicne était très glaiseux) nous avons virer la terre et ajouter terre a jardin ainsi compost naturel de mon bac à compost

    1. Bonjour Kathy et merci de ta réactivité! Tu as donc déjà trouvé l’emplacement de ton “Jardin à Manger” 🙂 J’ai l’impression que ça a été un gros travail dis donc! Quand tu dis “virer la terre” tu parles de décaisser pour mettre une autre terre à la place? Vous avez creusez pour le faire? Cultives-tu déjà dans ton jardin et avec quel genre de résultats? A très vite, Marjorie.

  2. Bonjour Marjorie,
    1) je vis en Alsace près de Mulhouse.
    2) J’ai de quoi faire des cultures tout autour de ma maison : 20m2 exposition Est – sud est, 20m2 exposition sud mais avec de gros chênes à proximité (ombragé), 20m2 exposition sud-ouest, 20m2 partiellement ombragé sud-ouest, 40m2 mi-soleil, mi-ombre (une partie est à proximité d’un grand pin).
    3) Point d’eau très proche
    4) côté sud 2 très grand chênes et côté nord de la maison, un grand pin et une haie de thuyas, j’ai également un noisetier, un pommier en double U le long d’une haie et des arbres qui fleurissent ici et là
    5) par endroits où j’ai cultivé cette année, j’ai appliqué les principes de permaculture, donc paillage du sol et je mulche avec des déchets de cuisine. Mais au niveau des 40m2, la terre est morte dans le sens où cet emplacement correspond à un ancien bassin (carpes Koi) que nous venons de vider et combler (car celui-ci fuyait et les couts de rénovation auraient été trop importants. Aussi, on a préféré le transformer en potager. C’est un de mes axes de travail cette année).
    6) j’ai fait une analyse de sol récemment sur la terre qui vient d’être ajoutée au niveau de l’ancien bassin (test du bocal), terre plutôt argileuse, pH7
    7) oui je suis prête.

    1. Génial Kathy et merci pour ces infos détaillées ça va nous aider à tirer le meilleur de ton espace. Donc ton challenge ce sont ces 40m2 ? Ou les 100m2 à proximité de ta maison?

      1. Je veux valoriser tout le potentiel, sachant que qd je dis 20m2, ca peut être une somme de petites surfaces. J’ai juste les 40m2 qui sont d’un seul bloc (je vais mesurer précisément sachant qu’une partie est à proximité du pin). Peut-être pour le challenge, je devrai me focaliser sur les 40m2, ce serait déjà bien. Mon action, je vais mesurer précisément cette surface en faisant un dessin et je te tiens au courant. Karine

  3. Salut !
    J’habite en Pologne, je n’ai malheureusement pas de plantation ou jardin donc pas d’arbres car je vie en appartement.
    J’ai un balcon assez grand orienté est, donc ensoleillé jusqu’à 12h environ probablement 3 selon ton barème. Pas de sol, source d’eau très proche.
    Impatient de passer à la suite et voir ce que tu peux nous proposer.
    À bientôt

      1. Peut être 5m2/10m2, je ne sais pas exactement, il est très long mais peu large.
        Le climat est plutôt sec, froid l’hiver (entre-5 et-10) avec pas mal de neige et chaud l’été (>30). Le printemps et l’automne sont des saisons similaires au climat de la France, un peu plus sec et ensoleillé tout de même je pense.

  4. Bonjour!
    1) Je vis en France métropolitaine, dans le Tarn (Sud de la France – peu de gelées), en plaine, mais au pied de la montagne noire et du massif du Sidobre. La région est très venteuse.
    2) C’est difficile de décrire l’emplacement. C’est un jardin qui va sur ses 60ans. Nous vivons en ville, le terrain fait 500m², et avec la maison, il reste 400m² de jardin. Le jardin est arboré, avec plein de massifs, de coins et de recoins. Pas possible pour moi de faire un potager classique, en rangs d’oignons. J’ai déjà aménagé une partie du devant de maison qui est petit. Il est au Sud, mais les arbustes de haie font de l’ombre (que je peux difficilement retirer, sinon j’ai la sensation de vivre dans l’impasse et chez les voisins…). Il y avait là un saule, très vieux (donc des racines partout…). Impossible de creuser, donc j’ai fait des lasagnes. C’est la zone qui a le mieux fonctionné (pour les tomates et les haricots verts), notamment parce que j’ai ciblé les endroits les plus ensoleillés de cet espace. Je compte poursuivre l’aménagement, pour optimiser. Sinon, dans mon jardin, j’ai des coins ensoleillés, certains où c’est très sec, d’autres totalement ombragés et où la végétation ressemble à la forêt (rien ne pousse, hormis le lierre et le houx…). La maison est à une extrémité du jardin, avec un jardin en longueur. Tout au fond, j’ai un poulailler, sous le cerisier. J’ai cloturé, mais mes poules sont des libertaires. Elles vivent perchées dans les arbres, donc la clôture n’a aucun effet sur elles, et elles ravagent tout ce que j’installe (surtout que je mets un couvert végétal sous lequel elles se régalent à dénicher quantité d’insectes!).
    3) Le point d’eau est à la maison. J’ai la possibilité d’avoir de l’eau de ville au fond du jardin, mais je n’ai jamais installé les robinets. L’arrivée d’eau y est. Donc en mettant les robinets, j’ai des accès d’eau quasiment partout. Pour l’eau de pluie par contre, c’est derrière la maison, où c’est le plus mal exposé (plein nord).
    4) Le jardin est entièrement végétalisé et arboré. De plus, j’envisage encore de planter des arbres fruitiers…
    5) Depuis notre arrivée, il y a 6ans, nous avons constaté que notre sol est très argileux, et s’assèche énormément en été, devenant impénétrable! Cependant, même humide, impossible de creuser au-delà de 20 ou 30cm de profondeur, où se trouve la base rocheuse, je pense.
    6) Pour le type de sol, je fais le test demain (enfin, je commence le test…). Je dirai ensuite ce qu’il en est, en rajoutant un commentaire en-dessous de mon commentaire… Bon, je me doute que la proportion de sable y sera très faible, déjà!
    7) Je suis prête pour la suite! 🙂

    Au passage, pour avoir quelques photos de mon jardin, et se faire une idée plus précise, j’ai rajouté l’adresse de mon blog. Je ne l’alimente pas régulièrement, mais ça permet de se faire une petite idée! 🙂

    1. Bonjour!
      Pour donner quelques nouvelles sur le test du sol: j’ai fait 2 tests. Le premier, sur une zone “sèche” du jardin, au milieu de la pelouse, pour avoir la base de la terre dans sa globalité. Le 2è sur une zone non cultivée cette année, mais que j’ai laissée reposer, en déposant des matières organiques régulièrement. Le 2è, enfin, il a presque décanté. Mais dans le premier, l’eau est encore très opaque. Ça va faire 2 semaines que ça décante! Tan pis, je mesure? Ou faut attendre encore? Je ne pensais pas que ce serait si long. Mais bon, j’imagine que les argiles ont du mal à se poser…

      1. Bonjour et merci pour ce retour. Alors oui ça peut être très long même si 2 semaines c’est une première! Je met le doc à jour pour que ton expérience serve à tout le monde. Chez moi, sur l’une des zones, ça a mis 1 semaine à décanter. Je trouvais déjà ça long! J’étais tentée de mesurer avant mais finalement on ne voyait bien les couches qu’après le dépôt total. Tu peux mesurer avant si tu n’as pas trop de matière en suspension et si l’on voit assez bien les couches pour voir la dominance…sinon non;). Je vais mettre à jour le doc avec ton information (décantation de plus de 2 semaines). Courage et donne-nous le résultat final!

  5. Bonjour à tous
    J’habite en Guyane.
    Le jardin est collé à la maison, il fait 2m par 3 m. Ce jardin est abrité par le large toit de la maison. La pluie ne va pas directement dessus. Durant la journée, il y a peu d’ensoleillement direct à cause du toit , de la clôture pleine du terrain située à 2 m du potager. Nous sommes également en train de fabriquer des jardinières en bois de récupération et nous prévoyons d’installer des plantes aromatiques sur la terrasses. Ces plantes me serviront à la cuisine mais aussi comme anti- moustiques naturel.
    Nous avons défrichés ce petit bout de terrain. La terre est très sèche avec un peu de cailloux que nous allons progressivement enlever. Nous avons tuer un gros nid de fourmis rouges.
    Actuellement des semis de pastèque, de giraumon, de tomates, concombres, piments végétariens, choux, hricots et salades sont en cours. Certains ont 15 jours d’autres 1 semaine. Je ne pense pas que mon jardin sera assez grand mais j’ai la possibilité de l’agrandir en le prolongeant, ou d’en créer un autre derrière la maison ( par contre exposition plein soleil, c’est l’emplacement d’une ancienne piscine hors sol. Il y a donc une couche de sable et une couche de bâche sur la terre.

    Je suis vraiment motivée pour la suite et j’ai hâte de lire vos articles. Je met tellement plein d’espoir dans ce jardin car ici il est difficile de trouver des légumes non traités à outrance.

    1. Bonjour Mélanie! Merci de ta confiance! tu vas voir qu’on peut cultiver beaucoup dans 6m2 avec la bonne méthode. Ton message me donne des idées d’articles qui vont répondre à ta problématique c’est super! Je ne te demande qu’une chose: ne te fatigue plus à enlever les cailloux ce n’est pas utile avec ma méthode:). Concentre-toi sur tes jolis semis on va en placer un maximun 🙂 Belle journée, Marjorie

  6. Je vis dans le sud est de la France au pied du Ventoux a Carpentras, le temps est sec et venteux, c’est le climat méditerranéen.
    Ma parcelle cultivable est d’environ une soixantaine de metre carré, 50 pour une future serre, 10 pour un coin contre la maison et 4 dans un emplacement ombragé où j’ai installé des framboisiers et fraisiers cet automne.
    Dans ces bouts de terrain on trouve du laurier sauce, Olivier, abricotier ainsi que de jeunes pommiers et poiriersle tout bordé de cyprès.
    J’ai un forage accolé au jardin ainsi que 2 citernes de 1000l d’eau de pluie.
    La terre y est argileuse, à cause du limon charrié suite a l’inondation de ma région en 1992, elle se crevasse l’été aux endroits non protégés par le paillage.
    Ça fait 4 ans que je suis motivé pour faire pousser un max de légumes mais a chaque fois en fin de saison je suis frustrée du peu de résultat.
    Merci de nous aider.

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